La plupart des hypertendus ne ressentent rien. D’où son nom de maladie silencieuse : elle se découvre souvent par hasard, ou après une complication évitable.
L’idée fausse la plus répandue
Beaucoup pensent reconnaître l’hypertension aux maux de tête, aux vertiges ou au visage rouge. C’est faux. L’absence de symptômes ne signifie pas que la tension est normale, et un mal de tête ne signifie pas qu’elle est élevée. Seule la mesure tranche.
Bien mesurer sa tension
- Rester assis au repos cinq minutes avant la mesure.
- Dos appuyé, pieds au sol, bras à hauteur du cœur.
- Ni tabac ni café dans la demi-heure précédente.
- Ne pas parler pendant la mesure.
- Deux mesures à une minute d’intervalle.
Une seule mesure élevée ne suffit pas au diagnostic, qui repose sur des mesures répétées à des jours différents.
Le suivi au cabinet
Une fois le diagnostic confirmé, on recherche le retentissement sur les organes : électrocardiogramme, fonction rénale, bilan lipidique et glycémique. L’objectif n’est pas le chiffre en soi, mais la prévention des complications cardiaques, cérébrales, rénales et oculaires.
Signes imposant les urgences immédiatement
- Douleur thoracique ou essoufflement important.
- Faiblesse brutale d’un côté du corps, trouble de la parole.
- Mal de tête brutal et inhabituel.
- Trouble visuel soudain.
Un point important
On n’arrête pas un traitement parce que la tension est redevenue normale : elle est normale grâce au traitement. Toute modification relève du médecin.

