La lombalgie est un motif de consultation très fréquent, en particulier chez les personnes qui travaillent dans les exploitations et les serres : travail penché pendant des heures, port de caisses, gestes répétitifs, station debout prolongée.
La bonne nouvelle
La très grande majorité des maux de dos est mécanique : elle vient des muscles et des articulations, et n’est pas le signe d’une maladie grave. L’évolution est favorable en quelques jours à quelques semaines.
Ce qui aide réellement
- Le mouvement. Le repos au lit prolongé allonge la douleur au lieu de la raccourcir. Il vaut mieux poursuivre l’activité en l’adaptant.
- Changer de position régulièrement, éviter de rester penché longtemps.
- Pour porter : plier les genoux, garder le dos droit, tenir la charge près du corps.
- Fractionner les charges lourdes plutôt que de les porter en une fois.
Signes qui doivent amener à consulter
- Douleur après une chute ou un accident.
- Douleur descendant dans la jambe au-delà du genou, fourmillements ou faiblesse du pied.
- Fièvre associée.
- Perte de poids inexpliquée.
- Douleur qui réveille la nuit et ne cède pas au repos.
- Antécédent de cancer ou immunité affaiblie.
Signes imposant les urgences immédiatement
- Troubles pour uriner ou aller à la selle associés au mal de dos.
- Perte de sensibilité de la région entre les cuisses.
- Faiblesse nette et progressive des jambes.
Faut-il une radiographie ?
Dans une lombalgie mécanique ordinaire, l’imagerie n’est pas nécessaire d’emblée et ne modifie pas la prise en charge. Elle se discute en présence d’un des signes d’alerte ci-dessus, ou si la douleur persiste malgré le traitement.

